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ACRe ou ARCE : que choisir ?

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Lancer une activité après une perte d’emploi peut sembler risqué. Pourtant, des dispositifs existent pour aider à rebondir plus sereinement. Parmi eux, l’ACRe et l’ARCE facilitent la création d’entreprise en offrant un vrai coup de pouce financier. Ces aides sont souvent confondues, alors qu’elles répondent à des logiques différentes. Comprendre leur fonctionnement permet de choisir la meilleure option selon sa situation et ses besoins.

Qu’est-ce que l’ACRe et à qui s’adresse-t-elle ?

L’ACRe, ou Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise, est un dispositif mis en place pour soutenir les porteurs de projet au moment de démarrer leur activité. Elle permet principalement une exonération partielle de charges sociales pendant une période déterminée. C’est un véritable allègement pour les débuts, souvent fragiles, d’une entreprise.

Cette aide s’adresse à différents profils :

  • Les demandeurs d’emploi indemnisés ou non indemnisés inscrits à France Travail (ex-Pôle emploi).
  • Les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS.
  • Les jeunes de 18 à 25 ans ou les personnes de moins de 30 ans reconnues handicapées.
  • Les repreneurs d’entreprise en difficulté.

Grâce à l’ACRe, le créateur ou la créatrice d’entreprise bénéficie d’une réduction de ses cotisations sociales pendant un an.

Dans certains cas, la durée peut être prolongée, notamment pour les micro-entrepreneurs. Cette aide facilite grandement le lancement d’un projet en réduisant la pression financière des premiers mois.

Comment fonctionne l’ARCE et en quoi diffère-t-elle de l’ACRe ?

L’ARCE, ou Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise, est étroitement liée à l’ACRe. En effet, elle ne peut être demandée qu’à condition d’avoir obtenu l’ACRe au préalable. L’ARCE permet de recevoir une partie des allocations chômage sous forme de capital pour financer le démarrage de l’entreprise.

Concrètement, le bénéficiaire perçoit 60 % du montant total de ses droits ARE (Aide au Retour à l’Emploi), versés en deux fois :

  • 50 % à la création ou reprise de l’entreprise ;
  • 50 % environ six mois plus tard, à condition que l’activité soit toujours en cours.

Cette aide offre une trésorerie immédiate pour investir dans du matériel, de la communication ou le lancement d’un site web.

Cependant, elle met fin au versement mensuel des allocations chômage. C’est donc un choix stratégique à faire selon la stabilité et les besoins de l’activité.

ACRe ou ARCE : quelle aide choisir selon son profil ?

Le choix entre l’ACRe seule et l’ARCE dépend de la manière dont la personne souhaite gérer ses revenus durant le lancement. L’ACRe permet surtout de réduire les charges, tandis que l’ARCE offre un capital de départ.

Opter pour l’ACRe : un choix sécurisant

Pour les créateurs qui préfèrent limiter les risques et conserver un filet de sécurité, l’ACRe reste une excellente option. Elle permet de réduire les cotisations tout en continuant à percevoir ses allocations chômage (ARE). Cela garantit un revenu régulier le temps que l’entreprise atteigne son équilibre.

Choisir l’ARCE : une option pour accélérer son projet

Pour les porteurs de projet prêts à investir massivement au départ, l’ARCE peut offrir une meilleure flexibilité financière. Elle permet de mobiliser ses ressources rapidement, sans dépendre d’un versement mensuel. C’est souvent le choix idéal pour financer des dépenses immédiates comme la communication, le matériel ou la création d’un stock de produits.

Quelles sont les démarches pour obtenir l’ACRe ou l’ARCE ?

Les démarches sont relativement simples et s’effectuent auprès de France Travail.

Étape 1 : Faire une demande d’ACRe

La demande d’ACRe doit être effectuée lors de la création ou la reprise de l’entreprise. Pour les micro-entrepreneurs, le formulaire est transmis directement via le guichet unique des formalités. Il faut y joindre les justificatifs d’éligibilité (attestation d’inscription à France Travail, notification de RSA, etc.).

Étape 2 : Demander l’ARCE

Une fois l’ACRe obtenue, il est possible de solliciter l’ARCE auprès de son conseiller France Travail. Une copie de la notification d’octroi de l’ACRe est nécessaire. Après validation, le premier versement est effectué à la date de création de l’entreprise, puis le second au bout de six mois.

Quels sont les avantages et limites de ces aides à la création ?

Ces dispositifs offrent de réels atouts pour entreprendre, mais ils ont aussi certaines limites.

Avantages principaux :

  • Réduction des charges sociales (ACRe).
  • Capital de départ pour l’investissement (ARCE).
  • Facilitation du lancement pour les demandeurs d’emploi.
  • Souplesse dans la gestion de sa trésorerie.

Limites à connaître :

  • L’ARCE met fin au versement mensuel des allocations chômage.
  • Le montant du capital peut être insuffisant pour certains projets à fort besoin de financement.
  • La demande doit respecter des délais administratifs stricts.

ACRe et ARCE : un levier solide pour les créateurs d’entreprise

L’ACRe et l’ARCE ne sont pas des aides concurrentes, mais complémentaires. L’une réduit les charges, l’autre transforme une partie des allocations en capital. Ensemble, elles aident à construire un projet viable et à démarrer avec plus de sérénité. Bien utilisées, ces aides peuvent faire la différence entre un projet qui peine à se concrétiser et une création d’entreprise réussie.

Faut-il se faire accompagner pour bénéficier de l’ACRe ou de l’ARCE ?

Un accompagnement professionnel reste fortement conseillé. France Travail, les Chambres de commerce et d’industrie, ou encore les réseaux d’accompagnement comme BGE ou Initiative France offrent un suivi gratuit ou à faible coût. Cet accompagnement permet d’éviter les erreurs administratives, d’optimiser la stratégie de lancement et de préparer un business plan solide, souvent demandé pour l’obtention de l’aide.

Pour plus d’informations, le site officiel de Service-Public.fr détaille toutes les conditions et démarches à suivre.

Conclusion : ACRe ou ARCE, quelle stratégie adopter pour son projet ?

Le choix entre l’ACRe et l’ARCE dépend du profil du créateur, de la nature du projet et du niveau de risque acceptable. L’ACRe aide à démarrer en douceur en allégeant les charges, tandis que l’ARCE donne l’élan financier nécessaire pour investir rapidement. Dans tous les cas, ces dispositifs sont de puissants leviers pour se lancer dans l’entrepreneuriat avec confiance et sécurité. Bien les comprendre et les utiliser stratégiquement peut transformer un simple projet en véritable réussite.

FAQ sur l’ACRe et l’ARCE

1. Peut-on cumuler ACRe et ARCE ?

Oui, l’ARCE nécessite même d’avoir obtenu l’ACRe au préalable. Ces deux aides sont donc complémentaires.

2. Que se passe-t-il si l’entreprise cesse d’exister après avoir perçu l’ARCE ?

Si l’activité cesse, il est possible de demander la reprise du versement des droits ARE restants, déduits de la somme déjà perçue.

3. L’ARCE est-elle imposable ?

Oui, le capital perçu dans le cadre de l’ARCE est soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

4. Peut-on obtenir l’ACRe plusieurs fois ?

Non, l’ACRe n’est accordée qu’une fois tous les trois ans, même en cas de nouveau projet de création.

5. Les micro-entrepreneurs sont-ils éligibles à l’ACRe ?

Oui, les micro-entrepreneurs peuvent bénéficier de l’ACRe avec une exonération dégressive sur trois ans.


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